Gonal Fulfulde ndeer gannde kese

Fulfulde e gannde kese, ko tiitoonde winndannde nde wiɗtooɓe ɗiɗo (2) misranaaɓe hawtiti winndi, ɓen ngoni : Dr. Aadel Usmaan Imam Ayat, jannginoowo ɗemɗe afrik, to Duɗal Ɗemɗe e Eggo (faculté de Jokkito »

Ciimtol FPU & FPUNA nder Washington: 7, 8 & 9 lewru Morso (July), 2017

Taariika Fulɓe Progressive Union (FPU) ko mojobere daraniinde fiyaakuuji renndo e pinal. Ko e hitaande 1966 nde sincaa e nder Sarlon. Innde mayre aranere nden fewndo nde sincaa ko Fullah Youth Organization Jokkito »

Nafitorgol karallaaji kesi fii jannugol Fulfulde

 Gila internet layi, humindiri jamaaji ɗin, wontuno laawol lumbinirngol miijooji e eɓɓooje, maandinirngol jannde e gannde. Ko e ngol laawol kadi yimɓe ɓen waɗti daɗndirde ngaddamaakuuji maɓɓe e finaa-tawaaji maɓɓe, seɓitoriiɗi mulugol. Jokkito »

Miijo: Yahugol njananiri fii ɗaɓɓere e nguu jamaanu hannde!

Fulɓe wi’i: « Mo haylaaki o haylay hoore ». Ndee tiitoonde yahugol njananiri fii ɗaɓɓere e nguu jamaanu hannde no hitti fota fota, teeŋtinii wonande sukaaɓe wontirɓe hiirnaange Afrika (west Africa), sabu yaltugol fii Jokkito »

Fulɓe e Luumol nder Najeeriya

Joomirawo waddii jamanu ko halli to Fulɓe Najeeriya: Na’i amen keeñi. Iyaalu ɗuuɗi. Ko ɗuuɗi nder sukaaɓe amen accii durngol ngam na’i keppaama – ɓe ngalaa ilmu, ɓe ngalaa sanaa’a, faa woɓɓe Jokkito »

 

La situation Centrafricaine

L’enfer du peuple Peul en République Centrafricaine, après les Tutsi de Rwanda, un autre génocide est-il en train de se commettre en Afrique ?

Alors que la guerre centrafricaine ne fait plus la une des médias, pendant que Laurent Fabius, le ministre français des affaires étrangères, parle d’un pays au bord du génocide, le congrès américain évoque une situation pré-génocidaire.

«Des femmes enceintes éventrées, des fœtus égorgés, des enfants massacrés à coup de machette, des corps peuls brûlés avant d’être mangés, du sang humain bu et des femmes et fillettes violées avant d’être décapitées»
Les récits de l’horreur qui nous parviennent sont à peine croyables. Et pourtant des photos et vidéos envoyées depuis la RCA et plusieurs témoignages illustrent ce tableau sombre. La Chaîne arabe Aljazeera, une des rares télévisions restées sur place confirme ces témoignages.

Et pourtant l’armée française et la force africaine sont bien présentes dans le pays. Tous ces actes cruels se font au su et au vu de la France et de la communauté internationale qui ne font absolument rien. Partout ils rivalisent dans l’utilisation du langage diplomatique alors que le génocide est en cours.

«Pendant que la France et les USA sont en train de prédire un génocide à venir, nous, nous sommes en train de le vivre. Les anti- Balaka veulent exterminer les Peuls dans ce pays. Quand les médias parlent des Musulmans, c’est tout simplement puisqu’ils ne veulent pas nommer la chose par son nom. Dans toutes leurs déclarations, vous pouvez remplacer le mot Musulman par le mot Peul, car c’est eux qu’on extermine à plus de 80%». Nous a dit Oumarou amadou Abbo un des rares Peuls qui a pu se réfugier à Kenzou.

«Hier les Seleka nous terrorisaient et emportaient nos bétails, et aujourd’hui les anti-Balakas nous massacrent sans que personne ne nous vienne au secours. Pourquoi ? » S’interroge Laila Bello visiblement bouleversée par tout ce qu’elle a vu ou entendu.
Ali Amadou, un commerçant peul camerounais qui vivait à Bangui, aujourd’hui réfugié à Gaounderé, nous dit ceci sur facebook : « Mon frère, j’ai tout perdu. Je suis sortie de Bangui sans chaussure. Je crois que c’est le cas des tous les musulmans de Bangui qui ont la chance de sauver leur âme. Dieu me témoin, ils sont très peu. La situation est particulièrement dramatique pour les peuls. Tantôt ils nous traitent de musulmans, tantôt de juifs à exterminer.

Si les autres communautés musulmanes avaient 1% de chance de s’en sortir, nous les peuls, nous n’avions que 1 chance sur 1000. C’est qui est plus choquant dans tout cela, c’est le fait que l’armée française soit complice des antibalaka. Avant chaque attaque, l’armée française investie les quartiers à dominance musulmane, elle désarme les Seleka, puis elle demande aux rebelles antibalaka d’attaquer. L’armée française est en contact permanent avec la milice. Elle leur donne les renseignements dont ils ont besoin. La milice fait tout ça parce qu’elle a le soutien de la France. Elle le dit d’ailleurs.»

Quant à Fadimatou Bakary, elle nous explique que les Peuls se trouvent dans une guerre qui les dépasse, selon elle, il n’y a pas d’affrontements entre Musulmans et Chrétiens. Par contre, il y’a une milice chrétienne appelée anti- Balaka qui, pour se venger des Selekas (des rebelles venus du Tchad pour aider Michel Djotodja à prendre le pouvoir), profite de sa position renforcée depuis l’arrivée de l’armée française, et de la mollesse et du silence coupable de la France et de la communauté internationale, pour exterminer les Peuls et les chasser du pays.

Fadimatou Bakary lance un appel à Tabital Pulaaku International, aux autorités nigérianes, sénégalaises, rwandaises et camerounaises afin qu’elles usent de leur influence pour sortir les siens de cet enfer.

Tidiane Maloun Barry, pour Guineeview

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