Nafitorgol karallaaji kesi fii jannugol Fulfulde

 Gila internet layi, humindiri jamaaji ɗin, wontuno laawol lumbinirngol miijooji e eɓɓooje, maandinirngol jannde e gannde. Ko e ngol laawol kadi yimɓe ɓen waɗti daɗndirde ngaddamaakuuji maɓɓe e finaa-tawaaji maɓɓe, seɓitoriiɗi mulugol. Jokkito »

Miijo: Yahugol njananiri fii ɗaɓɓere e nguu jamaanu hannde!

Fulɓe wi’i: « Mo haylaaki o haylay hoore ». Ndee tiitoonde yahugol njananiri fii ɗaɓɓere e nguu jamaanu hannde no hitti fota fota, teeŋtinii wonande sukaaɓe wontirɓe hiirnaange Afrika (west Africa), sabu yaltugol fii Jokkito »

Fulɓe e Luumol nder Najeeriya

Joomirawo waddii jamanu ko halli to Fulɓe Najeeriya: Na’i amen keeñi. Iyaalu ɗuuɗi. Ko ɗuuɗi nder sukaaɓe amen accii durngol ngam na’i keppaama – ɓe ngalaa ilmu, ɓe ngalaa sanaa’a, faa woɓɓe Jokkito »

Tawtee e foolotiro tafugol « Meme » ngol ka Ɗemɗe Neeniije

Musiɗɓe tedduɓe, juurotooɓe Misiide, Men hewtidii hannde kadi e kumpital mawngal, kumpital ɓamtaare Fulfulde, e jurol gannde kese. Wano woowiri non, tuma kala, men humpitay on ka ɗemngal men ngal naatiri e Jokkito »

UNESCO humpitii tiitoonde ñalaande winndere ɗemɗe neeniije ɗen 21 Fabraa’iru 2017!

Fii mawningol ñalaande Hakkunde-leyɗeere wonande Ɗemɗe Muynaaɗe Ɗen ñalnde 21 Fabraa’iru 2017, UNESCO, fedde kippunde nden fii ɗuuɗal pine e ɗemɗe.. ka aduna, okkuɓe kadi ñalaande 21 Fabraa’iru nden e hitaande kala, Jokkito »

 

Toucouleur-Français

Glossaire alphabétique des principaux termes toucouleur

afo (pl. afɓe)

Ainé (e) des enfants, p. 111.

alamɓe

voir galambo.

alawɓe

voir gaalabbo.

alɗuɓe

voir galo.

almaami (pl. almameeɓe) ou elimaan (n.m.)

Déformations probables de l’arabe Al iman (el iman): « celui qui dirige la prière des croyants ». Pour exprimer cette fonction de direction spirituelle, le Toucouleur dira soit almaami jumaa(mosquée), soit elimaan jamaaAlmaami et Elimaan non suivis de déterminatifs marquaient des fonctions politico-islamiques, respectivement chef de la Confédération du Fouta, et chef d’une seule province, p. 12 et sq. Aujourd’hui, Almamy et Elimane sont également des anthroponymes masculins, alors que Elimaan est souvent le titre de chef de village dans la province du Tooro : p. ex. Du’e (Doué).

Appe (Appé)

Village de la province du Damga oriental dans le département de Matam, p. 44.

ardiiɓe

Voir gardiiɗo.

arɗo (pl. arɗooɓe)

Du verbe ardaade (précéder, diriger). Titre de chef peul, p. 14. Certains villages du Fouta Tooro ont encore pour chef un arɗo (par ex. Mbanntu, Cubalel, etc.).

awluɓe (sing. gawlo)

Nom de caste toucouleur, p. 61.

awo

Substantif équivalent de pêche. Vient du verbe awde = pécher, p. 23.

baaba ou baabiraaɗo (pl. baabaen ou baabiraaɓe)

Père biologique et classificatoire, p. 95.

baaɗiraaɗo (pl. baaɗiraaɓe)

Neveu ou nièce, p. 108.

bajjo (pl. bajjoen)

Enfant unique, p. 115.

Balaajinaaɓe (sing. Balaajinaajo)

Nom de tribu peul du Fouta Tooro, p. 18.

ɓaleeɓe (sing. ɓaleejo ; initiale claquante)

Noirs, comme adjectif et comme nom (de la race). Sous-caste des forgerons, p. 33. Sorciers au sens figuré.

bamɗi

voir mbabba.

banndiraaɗo gorko (pl. wanndiraaɓe worɓe)

Frère ou cousin relativement à une femme, p. 89. La sœur ou cousine est pour l’homme une banndirraɗo debbo (pl. wanndiraaɓe rewɓe).

barkinnde

Prendre de la valeur en devenant adulte, p. 99.

batulo (pl. watulaaɓe)

Courtisan, p. 37.

baawaaɗo (pl. waawaaɓe)

Le vaincu, ou le plus faible. Mari faible relativement à son épouse, p. 150.

ɓe puɗɗaaki (sing. mo fuɗɗaaki)

Qui n’ont pas encore commencé. Dans le contexte: à l’orée de la vie, p. 98. Du verbe fuɗɗaade = commencer.

ɓiɓɓe (sing. ɓiɗɗo, ou ɓi)

Enfants au sens de filiation, p. 84.

ɓiɓɓe-baaba (sing. ɓi-baaba)

Demi-frères consanguins et cousins consanguins

ɓiɗɗo bewɗo (pl. ɓiɓɓe bewɓe)

Enfant gâté, p. 115.

ɓiɗɗo ronat baamum

L’enfant est l’héritier présomptif des biens de son père, p. 174. Se dit également pour « tel père tel fils ».

ɓi-gorgol (pl. ɓiɓɓe-gorgol)

Littéralement « enfant de la tante patrilatérale », c’est-à-dire cousin croisé, p. 129.

ɓi-haram (pl. ɓiɓɓe haram)

Enfant naturel, illégitime, p. 117.

ɓi-kaaw (pl. ɓiɓɓe-kaaw)

Littéralement « enfant de l’oncle matrilatéral », c’est-à-dire cousin croisé, p. 129.

ɓinngu (initiale claquante)

La filiation, p. 98.

ɓiirtinaaɗo comci (pl. ɓurtinaaɓe comci : initiale claquante)

Donataire de vêtements usagés, p. 131. Du verbe ɓirtude = racler les restes, et comci (sing. comcol) = vêtements.

ɓi-taara (pl. ɓiɓɓe taaraaji)

Enfant né de captive et de père libre, p. 118.

boɓi (sing. wowru)

Mortiers à piler. Comme déterminatif de lawɓe (labbo) désigne la sous-caste des fabricants d’ustensiles domestiques en bois, p. 33.

Bocoonde (pl. Bocooɗe initiale claquante)

Oeuf au sens propre, et personne naïve ou irresponsable au figuré, p. 139.

boɗeejo (pl. woɗeeɓe)

Rouge. Nom de la sous-caste des savetiers, p. 33. Au sens figuré, homme de race blanche.

Boftoowo asakeeje (pl. Boftooɓe asakeeje)

Percepteur de redevances foncières, p. 41. Vient du verbe Boftude (initiale claquante) = ramasser ; asakeeje (sing. asakal) = le dixième de la récolte, ou dîme. Asakal est une déformation de lazakaat arabe.

Bokaade banndiraaɓe mum

Traiter ses parents comme des importuns, p. 99. Du verbe Bokaade (initiale claquante) = chasser, tenir à distance.

Bokkijawe (Bokidiawé : initiale claquante)

Village de la province du Boseya (Bosséa), à la limite de celle-ci avec le Ngenaar (N’Guénar). Littéralement « baobab aux bracelets », baobab aujourd’hui disparu, où les lavandières auraient jadis pris l’habitude d’accrocher leurs bracelets pendant le travail.

bonnat

Forme conjuguée de l’infinitif

bonnude

gâter, détruire, p. 102.

Boode (Bodé)

Village de la province du Laao (Lao), dans le département de Podor, p. 11.

Boole (sing. Boolde initiale claquante)

Gourdins-battoirs en bois, pour assouplir les vêtements, p. 56.

Brak

Titre de l’ancien roi ou empereur du Waalo (capitale Dagana), p. 13.

bumuy

Chef de l’ancien fief ceɗɗo de Hoorefoonde dans la province du Boseya (Hoore-fonde, département de Matam), p. 14.

Bunngunaaɓe (sing. Bungunaajo)

Nom de tribu peul du Fouta Tooro, p. 18.

Bural (pl. Bure, initiale claquante)

Supériorité ou prééminence sociale, p. 37. « Préférable » ou « meilleur» au sens abstrait.

buurnaaɓe (sing. buurnaajo)

Nom de caste loucouleur, invariable en genre, p. 33.

caali (pl. caale)

Hangar, ou toiture sommaire pour faire de l’ombre. p. 160.

caayako (pl. sayakooɓe)

Bijoutier comme adjectif et substantif, p. 33.

canyirgal (pl. canyirDe)

Métier à tisser, p. 48.

canyoowo (pl. sanyooɓe)

Tisserand p. 33.

cawgu (pl. cawli)

Peau au sens de la tannerie, p. 55.

ceerno (thierno ; pl. seernaaɓe ou seeremɓe)

Nom de désignation du marabout en général, ou du savant en Islam. Le ceerno (tooroodo) était anciennement un chef d’apanage, p. 11 et sq. Au sens actuel, ceerno est marabout ou prend l’acception de monsieur. Ceerno a également donné un anthroponyme masculin. [pour une occurrence littéraire de seeremɓe, lire aussi Oogirde Malal par Tierno Samba Mombeya].

cefi (sing. cefol)

Versets incantatoires que récitent les pêcheurs dans l’exercice de leur activité professionnelle, p. 24.

cefi gawirɗi (sing. cefol gawirgol)

Verset incantatoire spécial, pour capturer le poisson, p. 48.

cefi paddinirɗi (sing. cefol paddinirgol)

Verset incantatoire spécial, de défense contre les génies, p. 48.

Celaao (Thiélao)

Village de la province du Tooro (Toro) riverain du marigot de Doué dans le département de Podor, p. 60.

cembudi juulde

Cadeau d’allégeance de la cousine à son cousin croisé lors d’une fête islamique (juulde), p. 131.

Cile-Bubakar (Thillé-Boubacar)

Littéralement « le débit (pièces de bois) de Boubacar » — Village de la province du Dimar et chef-lieu de l’arrondissement, p. 21.

Cilony (Thilogne)

Diminutif littéral de cile, donc pièces minuscules de bois — Village de la province du Boseya (Bosséa) et chef-lieu de l’arrondissement, p. 21-22.

coggal (pl. cogge)

Troupeau de bétail, et par extension l’élevage lui-même, p. 24.

coottiiɗo (pl. soottiiɓe)

Se dit de l’esclave libéré ou affranchi par rachat personnel, p. 33.

cubalaagal, ou cubalaagu

Caractère spécifique du cubballo (pl. subalɓe) = pêcheur, p. 47.

cubballo (pl. subalɓe)

Nom de caste toucouleur, p. 33.

cukolel annda Allah anndi ko loosol

Littéralement « l’enfant ignore Dieu et connaît seulement le fouet », p. 101.

cukolel teew mum ina yeeso

Le droit de l’enfant à la nourriture carnée est au futur, p. 101.

cuutungu (pl. cuutule)

Abandon du domicile conjugal par l’épouse, p. 157. Du verbe suutaade = se soulever, quitter le domicile.

Daccanaaɗo Allah (pl. Daccanaaɓe Allah : initiale claquante)

Se dit de l’esclave affranchi sans compensation. Littéralement « libéré par la grâce de Dieu », p. 34. De Daccude = laisser, libérer, et Allah = (par la grâce de) Dieu.

damel ou dumel

Roi ou empereur de l’ancien Kavor (Cayor), lorsque cette province prit son indépendance en brisant la suzeraineté du burba Jolof, p. 13.

dampe dawa (pl. dampe dawaen)

Substantif verbal composé signifiant personne que l’on fait travailler par la contrainte. De dampe recevoir des coups de pied, et dawa = aller le matin au travail.

dankki (pl. dankeele)

Claie de bois servant de siège collectif voire de lit. p. 160.

daral (pl. dare)

Exposition de bétail et par extension marché aux bestiaux, p. 25. Daral vient du verbe daraade = se tenir debout.

debbo ko jawdi, annda ɗo yantata

La femme est un bien qui ignore, par conséquent, sa destination, p. 112.

debbo nde resoto ma jogo nehoowo

La femme ne demeure en ménage que si son éducateur (père) continue de surveiller sa conduite, p. 149.

deedaaɗo (pl. reedaaɓe)

Enfant naturel, illégitime, p. 117.

demoowo (pl. remooɓe)

Agriculteur ou cultivateur, p. 33.

denɗiraaɓe (sing. denɗiraaɗo)

Cousins croisés (denɗiraaɓe kosam) et cousins à plaisanteries (denɗiraaɓe njongu), p. 124.

denndinoowo (pl. renndinooɓe)

Délateur ou calomniateur, p. 152. Du verbe renndinde mélanger; opposer les personnes.

denntal (pl. dennte)

Réunion publique, et par extension la prière en commun, p. 37. Du verbe renndude = se rassembler.

Denyankooɓe (sing. Denyanke)

Habitants de Deni, village peul du Macina de l’actuelle république malienne. Ce terme est plus célèbre comme dénomination de la tribu peul dont étaient originaires Koli Teŋella Baa et ses conquérants (Tékrour du XVIe siècle), p. 9 et sq.

dewgal e ceergal ngonndi

Mariage (dewgal) et divorce (ceergal) sont intimement liés, p. 181.

dewgal sadak (pl. dewle sadak)

Mariage sans compensation dotale pour l’époux, p. 143. De dewgal = mariage, et sadak = aumône.

diine (pl. diineeji)

Religion en général, et culte islamique en particulier, p. 33.

dikkuru (pl. dikkiraaɓe)

Première maternité de la femme, par conséquent l’enfant qui en procède lui-même.

dillere

Substantif invariable au sens de réjouissance populaire commune aux maabuɓesakkeeɓewayilɓe, etc, p. 51.

dillere (dille)

signifie bruit, remue-ménage.

dimo (pl. rimɓe)

Personne non castée, appartenant à la catégorie sociale des êtres libres et dirigeants, p. 32. Adjectif invariable en genre : debbo dimo = femme libre et gorko dimo = homme libre.

dinngiral (pl. dinngire)

Place publique, p. 98.

diwo (pl. diwɓe)

Femme divorcée ou veuve, p. 141.

diwtude

dépasser, p. 107. Abuser ou exagérer.

Doftal (pl. Dofte : initiale claquante)

Accompagnement ; aide collective solidaire, p. 28. Vient du verbe Doftude = accompagner, qui a également donné Doftoowo (pl. Doftooɓe) = accompagnateur, ou aide dans le labeur.

dogde

S’enfuir ou s’évader, p. 67

dokke Allah

Dons de Dieu, p. 86.

dokko ou dokkoowo (rokkooɓe)

Généreux, et réputé comme tel, p. 37. Du verbe rokkude = donner.

Doolol (Dolol)

Village de la province du Damga, riverain du fleuve Sénégal, dans le département de Matam, p. 43

dow

Nom, adverbe et adjectif invariable, avant le sens de haut ou supérieur; aîné dans le texte, p. 28.

duhahu (pl. duhahuuji)

Bénédiction, souhait, p. 113.

duhol (duhi)

Cordon du pantalon, p. 111. Par extension, paternité.

Duungel (Dounguel)

Village traditionnel des subalɓe dans la province du Laao (Lao).

dunGiido (pl. runGiiɓe)

Femme dans sa période menstruelle, p. 166. Du verbe runGaade (funnaange) = se détourner volontairement de l’Est sacré, faute d’être en état de propreté rituelle.

elfekki (pl. elfekkiiji)

Titre provenant vraisemblablement de l’arabe al faqiih (le jurisconsulte). Elfekki était le titre du chef de la province du Ngenaar (NGuénar) — Damga (département de Matam), p. 14. Aujourd’hui, ce titre désigne le chef du village des anciens elfekkiiji, à savoir Gaawol (Gaol), ou bien n’importe quel descendant mâle de ces elfekkiiji. Le titre de elfekki est également porté par les chefs des villages de Dado et Daara Halayɓe (Alaybé) dans la province du Tooro (Toro), département de Podor.

elimaan

Voir almaami.

ennDam (pl. ennDe)

Au sens littéral « mes seins » ; parenté utérine, p. 111.

enndu (pl. ennɗi)

Le sein, p. 102.

ennto

Le sevrage, p. 92. Du verbe enntude = sevrer le nourrisson.

esiraaɗo (pl. esiraaɓe)

ɓeau-parent. La belle-mère est esiraaɗo debbop. 140, et esiraaɗo gorko le beau-père.

esiraaɗo debbo na haɗa reseede e resde

La belle-mère est opposée (na haɗa = empêche) au mariage (reseede) de sa fille, comme à celui (resde) de son fils, p. 153.

esiraaɗo debbo waɗaaka barke

La belle-mère est haïssable, p. 151. Littéralement « personne sans valeur, mauvaise » (waɗaaka barke).

esiraaɗo mo tampinnta

Le beau-parent qui ne tire pas profit de son gendre, p. 150. Du verbe tampinnde = fatiguer, exploiter, profiter de.

esiraagal

La parenté par alliance, p. 144.

faandu almuudo (pl. paali almuBɓe)

Ecuelle (faandu) à aumônes, que portent élèves d’école koranique et mendiants, p. 36.

Fabaaɓe (sing. Pabaaɗo)

Nom de tribu peul du Fouta Tooro, p. 18 attribut ayant le sens de sauvé, secouru.

falo (pl. pale)

ɓerges fluviales, les plus inondées et par conséquent les plus fertiles, p. 48.

farba (pl. farbaaji)

Titre de certains souverains (seɗɓe) du Fouta antérieurement à l’installation des Peul de Koli Teŋella, p. 14Farba désigne plus couramment aujourd’hui le doyen des forgerons-bijoutiers (farba baylo) et celui des griots généalogistes (farba gawlo). Farba est également le titre actuel des chefs seɗɓe des villages de Waalalde (Valaldé) et Njum (N’Dioum), dans les provinces respectives du Laao (Lao) et du Tooro (Toro), département de Podor.

fecciram golle (pl. fecciram golleen)

Personne qui a reçu un rôle dans la division du travail social, p. 32. De feccude = partager, répartir, et golle = travail, labeur.

fedde (pl. pelle)

Association quelconque de personnes. Dans le texte, désigne le groupement formé par les personnes d’âge sensiblement égal, p. 28.

fenGre (pl. penGe)

Encombrement de la gorge par une arête de poisson, p. 48.

ferde

S’exiler définitivement, p. 95.

fetel (pl. fetelaaji)

Fusil de chasse ou de guerre, de fabrication toucouleur ou autre, p. 25.

fiide

Frapper, corriger, porter des coups, p. 102. Au figuré, donner sa contribution lors d’une collecte d’argent.

fileteeɓe (sing. pileteeɗo)

Personnes appartenant à la catégorie des attributaires du commandement traditionnel, représenté jadis par le turban (lefol-leppi) que l’on plaçait solennellement sur la tête du nouveau chef, p. 33.

filooɓe (sing. piloowo)

Personnes dont la fonction consiste à placer l’attribut du commandement sur la tête du nouveau chef, à le couronner autrement dit, p. 169. Voir fileteeɓe ci-dessus.

fooƴde

Dépérir, ou maigrir, p. 103fooJre ou pooJram (pl. pooJre) maigreur, rachitisme.

foosiri (pl. foosirien)

Titre du doyen de la sous-caste des cordonniers, p. 33.

fooyre (pl. pooye)

L’âtre et, par extension, le foyer ou la famille, p. 83.

Fumihaara (Foumihara)

Littéralement, « qui y festoie se rassasie » – Village du clan peul des Dem ou Deh (Fumihaara DemBuɓe) dans la province du Damga, p. 24.

funaange

Soleil Levant ou Est, p. 44. Composé du verbe

fudde

pousser, émerger, apparaître et naange (pl. naaje) = soleil). Littéralement « endroit où naît (pousse) le soleil ».

funeeɓe (sing. funeere)

Jumeaux, p. 115.

gaalabbo (pl. alawɓe)

Sous-caste des cordonniers, p. 33.

galambo (pl. alamɓe)

Habitants du Galam au Sénégal, p. 39.

gali (sing. galol)

Rangées de perles à finalité érotique, dont les femmes se ceignent les reins, p. 57.

galle ɓesɗo, ou galle ɓesnuDo (pl. galleeji ɓesɗi, ou galleeji ɓesnuɗi)

Famille nombreuse, p. 84. De galle = maison, famille, et ɓesɗo (initiale claquante) = forte natalité.

galle tuubaak (pl. galleeji tuubakooɓe)

Habitation de type européen, p. 162. Au sens figuré maison inaccessible.

galo (pl. alɗuɓe)

Se dit de l’homme riche (p. 34), par opposition à miiskiino = pauvre.

Galoya Fulɓe

Littéralement « Galoya des Peul », village de la province des Yirlaaɓe (Irlabé) dans le département de Podor, p. 24. Galoya Fulɓe est à distinguer d’avec le village toucouleur voisin du même nom (Galoya TooroBɓe).

Gamaaji (Gamadji)

Village peul de la province du Tooro (Toro), p. 24.

garankooɓe (sing. garanke)

Autre dénomination des savetiers ou sakkeeɓe woDeeɓe (sing. sakke boDeejo), p. 33 et 55.

gardiiɗo (pl. ardiiɓe)

Dirigeant ou leader, p. 32.

gawri (pl. gaweeje)

Mil en général, p. 93.

gaynuɓe (sing. gaynuɗo)

Au sens général, ceux qui ont terminé ; dans le texte, « personnes dont l’existence est virtuellement achevée» en raison de leur âge avancé, p. 98. Du verbe gaynude finir, achever, terminer.

giƴiraaɓe (sing. giƴiraaɗo)

Les personnes appartenant à une même classe d’âge, p. 88.

giƴiraagal ko banndiraagal

La communauté d’âge équivaut à parenté, p. 123.

ginniraaɗo ɓiɗɗo (pl. inniraaɓe BiBɓe)

Personne dont l’anthroponyme a été choisi pour baptiser un enfant, p. 114.

gorgol, ou gorgolaajo (pl. gorgolaaɓe)

La tante, p. 105.

gorworo (pl. worworɓe)

Sous-caste des boisseliers ou fabricants de certains ustensiles domestiques, p. 33

GuduDe (Goudoudé)

Littéralement « les clos » : Village peul de la province du Boseya (Bosséa), p. 24.

Guuriiki (Gouriki)

Village du Fouta-Damga riverain du fleuve Sénégal (département de Matam), p. 14. Guuriiki est un des fiefs des seɗɓe koliyaaɓe.

Haal-pulaaren (sing. Haal-pulaar)

Personnes parlant le pulaar (dialecte peul), et par extension l’ensemble des Toucouleur, p. 17.

haɓɓude tekkere

Nouer, attacher un chiffon. Au sens figuré, prendre une option matrimoniale, p. 104.

HaaBooɓe (sing. KaaBoowo)

Nom de tribu peul du Fouta Tooro, p. 18. Attribut ayant le sens d’irascible.

haɠɠille liingu

Littéralement « intelligence du poisson », par conséquent sans aucune finesse d’esprit, p. 47.

halfaaɓe

Voir kalfaaɗo.

hare (pl. kareeli)

Bataille, rixe, p. 140.

Hardaane (pl. Hardaneeji, ou Hardaneeɓe)

Déformation toucouleur du harratiin des maures ou esclaves noirs, p. 69.

hello (pl. kelle)

Gifle donnée avec la main ou avec un objet plat quelconque, p. 94.

hinnde (pl. kinnɗe)

Groupement des personnes de même caste, ou groupement de familles alliées au sein d’un même village, p. 30.

hoɓɓe (sing. koɗo)

Etrangers de passage, p. 162.

hoddu (pl. kolli)

Guitare toucouleur multicorde, p. 60.

hoɗorde, ou hoɗande (pl. koɗorɗe ou koɗanɗe)

Maison, habitation, établissement de l’homme en ménage, p. 178.

Hojonaaɓe (sing. Hojonaajo)

Nom de tribu peul du Fouta Tooro, p. 18

holi tonyɗo ma, fii ma

Qui donc t’a taquiné et frappé ?, p. 102.

hoore heli (pl. koye keli)

Littéralement « tête (hoore) cassée », indique la dissociation de la personnalité par vieillesse, p. 84.

Humbaynaaɓe (sing, Humbaynaajo)

Nom de tribu peul du Fouta Tooro, p. 18.

hunuko (pl. kunuDe)

Bouche, p. 107. Source d’un cours d’eau; ouverture.

huunyɓe

Voir kuunyo.

huttooɓe (sing. kuttoowo)

Dépeceurs, en termes de boucherie, p. 70.

huywere (pl. kuywe)

Ecume au sens propre, homme simplet, irresponsable au figuré, p. 139.

jaaltaaɓe (pl. jaaltaɓeeji)

Titre du doyen des subalɓe (pêcheurs), p. 31.

jaambaaro (pl. jaambareeɓe)

Brave, téméraire, p. 121.

Jaarangel (Diaranguel)

Village de la province du Laao (Lao), riverain du fleuve Sénégal, dans le département de Podor, p. 47. Fief important des subalɓe.

jaawanɗo (pl. jaawamɓe)

Caste toucouleur, p. 33.

Jaawɓe (sing. Jaawo)

Nom de l’une des plus anciennes tribus peul du Fouta Tooro, p. 18.

jagaraf ou jaraf (diagaraf; pl. jagarafeeje)

Titre du chef de village de Njum (N’Dioum) quand ce chef est de caste tooroodo, par imitation probable du village voisin, Halwaar (Aloar, patrie d’El Haaj Umar Taal), dont le chef tooroodo est un jagaraf. Initialement, le chef de village de Njum était un ceɗɗo, donc farba. Hors de ces deux lieux, jagaraf désigne partout ailleurs au Fouta Tooro le percepteur ceɗɗo des redevances foncières, p. 33.

jagodiin (jagodineeɓe)

Titre donné jadis à l’esclave jouissant de la confiance de son maître, et qui accordait au titulaire certaines prérogatives sur ses congénères, p. 33.

Jalluɓe (sing. Jalleejo)

Nom de tribu peul du Fouta Tooro, p. 18.

Jalmac (Dialmath ou Dimat)

Ancienne capitale du Dimar, qui est la province extrême occidentale du Fouta Tooro (département de Podor), p. 6.

jamaa (pl. jamaaji)

Mosquée pour les prières sans apparat.

janguɓe (sing. janguɗo)

Attribut signifiant instruit (en Islam), p. 33.

jarno (pl. jarnooji

Titre du doven de la sous-caste des tisserands, p. 33.

Jattoore (pl. Jattooje, initiale claquante)

Injure, grossièreté, p. 117.

ƴeekiraaɗo (pl. ƴeekiraaɓe, initiale claquante)

Les beau-frère et belle-sœur de l’épouse, et réciproquement, à savoir l’épouse par rapport à ses beau-frère et belle-sœur, p. 153.

ƴeekiraagal (initiale claquarte)

Fraternité par alliance relativement à l’épouse, p. 153.

jeeri (diêri)

Partie sahélienne du Fouta Tooro, située en dehors de l’action des crues annuelles du fleuve Sénégal. Les Toucouleur de cette zone sont dits eerinkooɓep. 6.

jibinnde

Donner naissance, accoucher, enfanter, p. 103.

jiɓoowo (pl. jiɓooɓe)

Qui crée l’hostilité entre personnes en les calomniant l’une auprès de l’autre, p. 45. Vient du verbe jiiɓde = mélanger au propre, et calomnier au figuré.

jiggoore (pl. jiggooje)

Approvisionnement en mil par achat de l’excédent des récoltes que certains cultivateurs livrent à la commercialisation, p. 172.

jihaad

Nom d’origine arabe désignant la guerre sainte contre les incroyants, p. 13.

jiiduɓe yumma e baaba

Apparentés (jiiduɓe) par la mère et le père, ou siblingsp. 95.

ƴiiƴam (pl. ƴiiƴe, les ƴ sont des claquantes)

Sang ; consanguinité, p. 111.

jikku (pl. jikkuuji)

Caractère, tempérament individuel.

jingannde banndum

Prendre fait et cause jingude) pour son parent, p. 147.

jinnaaɓe (sing. jinnaaɗo)

Les père et mère ou leurs substituts, p. 84.

jinnaaɗo gorko

Equivalent de père, p. 101.

jinnaagal

La parenté (filiation) au sens du père et de la mère ou de leurs substituts, p. 98.

Jolfuɓe (sing. Jolfo)

Appartenant à l’ethnie Wolof du Sénégal, p. 39.

Jolof (Djolof)

Nom de la province Wolof sud frontalière du Fouta Tooru, p. 13.

Jooɓe (sing. JooBo)

Nom de tribu peul du Fouta Tooro, p. 18.

joom (diôm ; pl. joomiraaɓe)

Désignait jadis le chef politique peul, p. 14. Actuellement, les chefs de certains villages toucouleur sont connus sous ce titre de joom, lequel entre en outre dans la composition de toutes les expressions allusives à la chefferie ou à la propriété de telle chose : ainsi joom wuro (chef de village); joom galle (maître de maison); joom leydi (propriétaire du sol), etc.

joom asko (pl. joom askoen)

Qui appartient à un arbre généalogique notoire, p. 86.

joom lasli (pl. joom laslien)

Avoir de qui tenir, au sens de l’origine illustre, p. 86.

jonnde baylo (pl. joonɗe wayilɓe)

Place assise réservée aux forgeron et bijoutier, p. 53.

joowre (pl. joowe)

Le tas quelconque. Dans la terminologie juridique, désigne le régime d’indivision de la propriété collective, p. 159.

Jowgelnaaɓe (sing. Jowgelnaajo)

Nom de tribu peul du Fouta Tooro, p. 18.

Jowol (Diowol)

Village de la province du Ngenaar (N’Guénar) dans le département de Matam. Ancienne capitale réputée des seɗɓe wurankooɓep. 39.

jumaa (pl. jumaaji )

Mosquée où s’effectue la prière solennelle du vendredi, et par extension partout où cette grande prière publique prend place, p. 168.

Juuwde Guuriiki (Diouwdé Gouriki)

Littéralement « le gué de Gouriki », p. 41. Voir Guuriiki.

Juuwde jaaBi (Diouwdé Diabi)

Littéralement « le gué du jujubier » village de la province du Laao (Lao) riverain du fleuve Sénégal, dans le département de Podor, p. 41.

jyaaɗo (pl. jyaaɓe)

Déformation probable de jeyaaɗo (jeyaaɓe) qui signifie appartenant à… ou « habitant de… ». Le mot jyaaɗo a conservé le seul sens de propriété et désigne par conséquent l’esclave de tout sexe,p. 32. Adjectif invariable en genre

gorko ou debbo jiyaaɗo

homme ou femme esclave.

kaaw, ou kaawiraaɗo (pl. kaawiraaɓe)

L’oncle, p. 105.

Kaawel (Kavel)

Village de la province du Ngenaar (N’Guénar) dans le département de Matam, p. 14.

Kaawelnaaɓe (sing. kaawelnaajo)

Nom de tribu peul du Fouta Tooro, p. 18. Habitants du village de Kaawel.

kalfaaɗo (pl. halfaaɓe)

Dépendants. Se dit de l’esclave soumis à son maître (p. 71), ou de tout autre rapport de dépendance, familiale comme sociale.

kaliifa (pl. halifaaɓe)

Responsable, commandeur ou maître, p. 109.

kalmbaan (pl. kalmbaanen)

Titre du doven de la sous-caste des constructeurs de pirogues, p. 33.

kamalinku (pl. kamalinkuuji)

Titre d’ancienne noblesse ceɗɗop. 14 a par la suite désigné le percepteur (ceɗɗo) des redevances foncières dans certaines régions du Fouta Tooro.

Kanel

village de la province du Damga et chef-lieu du Damga occidental, p. 21.

Kaskas (Cas-Cas) ou Kasga

Village de la province du Laao (Lao) et chef-lieu de l’arrondissement, p. 21.

kelle

Voir hello.

kersa (pl. kerse)

Honte, ou amour-propre exagéré, p. 37. Du verbe hersude = avoir honte, ou avoir de l’amour-propre.

keyniraaɗo (pl. keyniraaɓe)

Les beau-frère et belle-soeur du mari, et réciproquement celui-ci par rapport à ceux-là, p. 153.

keyniraagal

Fraternité par alliance relativement à l’époux, p. 153.

kinnɗe

Voir hinnde.

KoBillo (Kobilo, consonne intermédiaire claquante)

Village de la province du Boseya (Bosséa) dans le département de Matam, p. 44.

kodda (pl. koddaaji)

Cadet (te), p. 115.

ko kaawiraaɗo naanata aljanna

C’est l’oncle qui introduit (son neveu) au Paradis, p. 110.

kolce (sing. holsere)

Bovidés en général ; sous-entendu vaches, p. 70. Pour désigner la vache, l’on dispose néanmoins de nagge (pl. nay), le boeuf ou taureau étant ngaari (pl. gay), et le veau nyale (pl. nyalbi).

koliyaaɓe (sing. koliyaajo)

Sous-caste ceɗɗo ainsi dénommée parce que sa formation remonterait à la conquête de Koli TeŋellaKolyaaɓe désignait les troupes du conquérant Koli, p. 33.

kosam (pl. kocce)

Lait; parenté utérine, p. 111.

Kundel (Koundel)

Village du Fouta — Ngenaar riverain du fleuve Sénégal. Ancien fief héréditaire, p. 14.

kurtungu (pl. kurtule)

Transfert de l’épouse au domicile du mari, p. 161.

kuunde (sing. kuundal)

Cuillères en bois, p. 56.

kuunyo (pl. huunyɓe)

Nom et adjectif signifiant goinfre au propre, et courtisan au figuré, p. 32.

laaɗe (sing. laana)

Pirogues. Comme déterminatif de lawɓe (labbo) désigne la sous-caste des constructeurs de pirogues, p. 33

laam

Forme abrégée de laamɗo (pl. laamɓe) signifiant roi, p. 9 et sq. Patronyme.

laanyal (pl. laanye)

Arc, p. 25.

laartoowo (pl. laartooɓe)

Qui cherche (laartude = chercher) ; candidat à telle fonction, p. 169.

lawakooɓe (sing. lawake)

Adjectif signifiant descendant d’une famille « régnante », p. 33. Comme substantif lawakooɓe désigne les personnes d’origine très notoire.

lawɓe (sing. labbo)

Nom de caste toucouleur, invariable en genre et variable en nombre, p. 33 et 55.

lawɓe gumbala ou lawɓe kontimpaaji (sing. labbo gumbala et labbo kontimpaaji)

Sous-caste de lawɓe chanteurs, p. 33 et 56.

lawɓe laaɗe (sing. labbo laana)

Sous-caste des constructeurs de pirogues, p. 33.

lawɓe worworɓe (sing. labbo gorworo)

Sous-caste des fabricants d’ustensiles en bois, p. 33.

leegal (pl. leeɗe)

Quartier de village, p. 30. Différent de leggal (pl. leɗɗe) morceau de bois, ou bois simplement.

Leeraaɓe (Lérabé)

Village peul de la province du Tooro (Toro), p. 24.

lehe (sing. lahal)

Calebasses en bois, p. 56.

lenyol (pl. leƴƴi; claquante redoublée)

Caste ou catégorie sociale d’appartenance, p. 29. Au sens général, lignée familiale, p. 100.

les

Nom, adjectif et adverbe invariable, signifiant bas ou inférieur. Dans le texte a le sens de cadet, p. 28.

liwoogu (pl. liwooji)

Le lamentin, p. 48.

loggidde

Verbe ayant le sens de décrocher, p. 48. Donne le substantif loggitannde = décrochage.

loonde (pl. looɗe)

Canari à eau; récipient au sens général, p. 166.

loosol (pl. looci)

Cravache, fouet ou verge, p. 101.

lomtaade e suudu

Remplacer une femme défunte ou divorcée dans son ménage, ou pratique du sororat, p. 140. Du verbe lomtaade = remplacer, se substituer ; et suudu = case (conjugale).

maabo (maabuɓe)

Nom de caste toucouleur, invariable en cenre et variable en nombre, p. 33 et 66.

maabuɓe jaawamɓe (sing. maabo jaawanɗo)

Laudateurs: sous-caste des maabuɓep. 33 et 51.

maabuɓe sannooɓe (sing. maabo canvoowo)

Tisserands : sous-caste des maabuɓe, p. 33 et 51.

maabuɓe suudu Paate (sing. maabo suudu Paate)

Chanteurs sous-caste des maabuɓep. 33 et 51.

maalaw (pl. maalawen)

Titre du doyen de la sous-caste des fabricants d’ustensiles en bois, p. 33.

maccuɓe (sing. maccuɗo)

Caste toucouleur, p. 33 et 67.

maccuɓe sanyooɓe (sing. maccuɗo canyoowo)

Esclaves adonnés au tissage, p. 51.

masin gunoowo (pl. masinaaji gunooji)

Pileuse à moteur, p. 180.

masloowo (pl. maslooɓe)

Personne qui prête ses bons offices pour concilier des adversaires, p. 103.

mawniraaɗo (pl. mawniraaɓe)

l’aîné (e), p. 109.

maysa (pl. maysaaji)

Titre de l’assesseur des chefs de villages seɗɓe de Njum et Waalalde dans le département de Podor. Percepteur ceɗɗo des redevances foncières en d’autres lieux du Fouta Tooro, p. 41.

mbaaddi (pl. mbaaddiiji)

Mou, lymphatique, ou dépourvu de virilité, p. 92.

mbabba (pl. bamDi)

  1. a) L’âne (mbabba wuro),  57; b) Le phacochère (mbabba ladde) ; c) Le pou (mbabba hoore).

Mbalmbalɓe ou Mbalɓe (sing. Mbalmbalɗo ou Mbalɗo)

Nom de tribu peul du Fouta Tooro, p. 18.

Mbanntu (M’Bantou)

Village peul de la province du Tooro (Toro), p. 24.

mbatulaagu

Courtisanerie, p. 45. Vient du verbe batde, dont le sens propre est « se réunir pour discuter », tandis que la signification péjorative en est « faire une cour intéressée au puissant ». Ce second sens de batde a donné batula (pl. watulaaɓe) = courtisan.

mbenyuganna (pl. mbenyugannaen)

Titre distinctif du ceɗɗop. 41. Vient probablement de Mbenyuga qui est l’un des patronymes spécifiques de la caste des seɗɓe.

mboomri (pl. mboombi)

Jeune fille, p. 141.

mbuho (W. mbuhooji)

Moelle, p. 93.

Meri (Méri)

Village de la province du Laao (Lao) dans le département de Podor, p. 60

(pl. minyiraaɓe)

Cadet (te), p. 109.

miskineeɓe (Sing. miskiino)

Homme de condition modeste, p. 33.

mo ala giƴum (pl. ɓe ngala giƴiraaɓe)

Etre l’unique personne de sa génération, p. 84.

mo ala jinnaaɓe (pl. ɓe ngala jinnaaɓe)

Dépourvu de géniteurs, ou sans famille, p. 94.

moneede

N’avoir pas la meilleure part ; perdre dans une répartition ; être en reste ou avoir le dessous par rapport à un adversaire, p. 170.

moolaade

Se cacher, demander protection, p. 102.

muddo, ou muddiɗɗo (pl. muddidɓe)

Dépourvu de toute finesse intellectuelle, p. 69.

musiɗaaɓe (sing. musiɗɗo)

Les amis, p. 156. Vient de musiɗaagal amitié.

naalankoobe (sing. naalanke)

Divertisseurs et danseurs, p. 50.

nafoore (pl. nafooje)

Prestation de service ; don, p. 99. Rentabilité.

nawliraaɗo (pl. nawliraaɓe)

Coépouse, voir Bi-nawlam, p. 107.

naworaaɗo (pl. naworaaɓe)

Terme méprisant pour désigner la personne entraînée dans telle entreprise, où son rôle individuel est donc très limité, p. 82.

nayaɗal minkelde

Composé de nayaɓal = un quart, et minkelde = quatre grammes d’or, p. 70.

nayeeɓe (sing. nayeejo)

Les vieilles personnes, p. 98.

ndema

Agriculture. Du verbe remde = cultiver la terre, p. 22.

ndiiftungu (pl. diiftule)

Rapt simulé de la femme le jour de ses noces, p. 96Diiftaade = s’emparer promptement.

ndimaagu

Substantif invariable signifiant caractère spécifique du dimo (pl. rimɓe) = homme libre, p. 46.

ndimaangu (pl. dimaaDi)

Cheval de race, p. 70.

Nduyeeɓe (sing. Nduyeejo)

Nom de tribu peul du Fouta Tooro, p. 18.

nehata

Forme conjugée et négative du verbe nehde ou neede = éduquer, p. 102.

ngabu (pl. ngabuuji)

L’hippopotame, p. 48.

ngawlaagu

Caractéristique distinctive du gawlo ou griot généalogiste, p. 65.

NGawle (N’Gaoulé ou Niaolé)

Village de la province du Tooro (Toro), voisin de Podor et riverain du fleuve Sénégal, p. 47.

ngaynaako

Substantif invariable équivalent d’élevage, p. 24. Vient du verbe aynude = garder le troupeau, verbe qui a également donné gaynaako (pl. aynaaɓe) = gardien de troupeaux.

Ngijilon (N’Guidjilone)

Village de la province du Ngenaar (N’Guénar) et ancien fief des seɗɓe koliyaaɓep. 40.

njaatiraaɓe (sing. njaatiraaɗo)

Arrière-grands-parents et au-delà de cette génération, p. 84.

njaatiraakon (sing. njaatiraagel)

Diminutif affectueux pour arrière-petits enfants, p. 94.

Njaakirnaaɓe (sing. Njaakirnaajo)

Nom de tribu peul du Fouta Tooro, p. 18. Habitants du village de Njaakir (N’Diakir) dans la province du Boseya (Bosséa), p. 24.

Njot (N’Dioth)

Village de l’extrême-orient du Fouta Tooro (département de Matam), p. 6.

Njum (N’Dioum)

Village de la province du Tooro (Toro) et chef-lieu de l’arrondissement, p. 21.

njuteen (pl. njutenuuji)

Enfant du premier lit relativement au mari actuel de sa mère, p. 109.

nofru (pl. noppi)

Oreille, p. 84.

nooro (pl. noodi)

Crocodile, p. 48.

nooteede

Forme passive du verbe nootaade = répondre à un appel, rejoindre, p. 30.

nyaagooɓe (sing. nyaagooɗo)

Quémandeur, p. 34. Vient du verbe nyaagaade = demander, quêter.

nyaamakala (pl. nyaamakalaen)

Substantif signifiant « se nourrir de n’importe quoi », utilisé comme terme générique des personnes castées (nyeenyɓe), p. 32. Vient du verbe nyaamde = manger, consommer, et kala = n’importe quoi.

nyaayre (pl. nyaaJe)

Perle, p. 36.

nyaɗɗo (pl. nyaDɓe)

Rugueux au sens propre, autoritaire et violent au figuré, p. 150.

nyamaande (pl. nyamaale)

Le dû ou la dette, p. 180.

nyamlude moJJere e teddungal

Prendre l’initiative de la bonté et de la courtoisie vis-à-vis de son prochain, p. 100. Du verbe nyamlude = prêter, et moJJere = bonté.

nyaanyooru (pl. nyaanyooji)

Guitare peul monocorde avec archet, p. 60.

nyeenyo (pl. nyeenyɓe)

Personne castée, appartenant à la catégorie sociale des professionnels, p. 32. Adjectif de genre invariable : debbo nyeenyo = fenune castée, et gorko nyeenyo = homme casté.

omo fooƴi

Tel (le) est maigre, p. 103.

o watti nyaamde gawri (pl. ɓe mbatti nyaamde gawri)

Se dit du nourrisson sevré, et dont l’alimentation n’est plus à base de lait mais de mil, p. 92. Littéralement « Il a commencé de consommer du mil » (gawri-gaweeje).

pale

Voir falo.

palimpa (pl. palimpaaji)

Titre d’ancienne noblesse ceɗɗo, et autre dénomination du percepteur ceɗɗo des redevances foncières, p. 41.

paso (pl. fasiraaɓe)

Pair familial ou social (caste), p. 142.

pekaan

Epopée chantée, qui est spéciale à la caste des subalɓe, p. 47.

pobbi (sing. fowru)

Hyènes au propre et au figuré, p. 62.

pooɗondiral

Nom invariable signifiant compétition (p. 35). Du verbe fooɗondirde = se disputer telle chose.

Pullo (pl. Fulɓe

Nom par lequel les Toucouleur désignent les Peul, p. 46.

raddo

Substantif invariable signifiant chasse, p. 25Raddo vient de raddude = chasser, qui a également donné daddoowe (pl. raddooɓe) = chasseur.

remmeraaɓe (sing. remmeraaɗo)

Demi-frères utérins et cousins utérins, p. 124.

resde law

Expression signifiant prendre femme dès le jeune âge. Du verbe resde = garder, conserver, prendre épouse, et law = tôt, p. 84.

resotaako (pl. ndesotaako)

Femme rétive, qui ne supporte pas le mariage, p. 149.

rewo

Rive droite du fleuve Sénégal, et par extension toute l’actuelle République de Mauritanie, p. 6. La rive gauche du fleuve a reçu le nom de worgo.

rewre (pl. dewe)

Adjectif avant le sens de féminin. Vient de debbo (pl. rewɓe) = femme, p. 28.

rimɓe

Voir dimo.

rokka

Forme conjuguée du verbe rokkude = donner, faire acte de générosité, p. 62.

ruhu dinaari

Le quart du dinar arabe ancien. L’expression s’est déformée en rubuc dinaari ou rubuc simplement, et les Toucouleur entendent par là la valeur d’un gramme d’or, p. 70.

saakit (pl. saakitaaji)

Filet servant à la capture du poisson, et tissé par les pêcheurs eux-mêmes, p. 46.

safalɓe (sing. capaato)

Nom que les Toucouleur donnent aux maures de race pure comme métissée, p. 135.

sakkeeɓe (sing. sakke)

Nom de caste toucouleur, variable en nombre et invariable quant au genre, p. 33 et 54.

sakkeeɓe alawɓe (sing. sakke gaalabbo)

Sous-caste des cordonniers, p. 33 et 54.

sakkeeɓe woɗeeɓe (sing. sakke Bodeejo)

Sous-caste des savetiers, encore appelée garankooɓe (sing. garanke), p. 335455.

Salde (Saldé)

Village de la province des Yirlaaɓe-Ebyaaɓe et chef-lieu de l’arrondissement, p. 21. Le nom traditionnel de Saldé est Tebegut ou Tébégoute).

samme (samé ou sorgho)

Variété de (gros) mil cultivé dans les terres waalo en décrue, p. 22.

Sandaraaɓe (pl. Sandaraajo)

Nom de tribu peul du Fouta Tooro, p. 18.

sanyooɓe

Voir canyoowo.

sattidiiɓe (sing. cattidiiɗo)

Frères communautaires ou quasi frères, p. 120.

sayakooɓe

Voir caayako.

Saybooɓe (sing. Cayboowo)

Nom de tribu peul du Fouta Tooro, p. 18. Le parangon de la beauté féminine toucouleur est par ailleurs représenté par la femme peul de cette tribu (mbaadi cayboowo).

seɗɓe (sing. ceɗɗo)

Caste toucouleur, p. 39.

seekodaaɓe (sing. ceekodaaɗo)

Cousins consanguins dont les pères sont des frères siblings, p. 124.

Seeno-Paalel (Séno Palel)

Village de la province du Damga dans le département de Matam, p. 43.

seerde

Verbe signifiant se séparer, divorcer, p. 95.

sehilaaɓe (sing. sehil)

Les amis, p. 120. Vient de sehilaagal = amitié

Semme (Sémé)

Village de la province du Damga ; chef-lieu de l’arrondissement du Damga oriental depuis 1957, p. 21.

Sereraaɓe (sing. Sereer)

Appartenant à l’ethnie serer (sérère) du Sénégal, p. 39.

seytaane (pl. seytaneeji)

Calomniateur, délateur, etc., p. 45. Vient de l’arabe shaytaan = esprit malfaisant, diable, démon.

Sincu-Garba (Sinthiou Garba)

Village de la province du Ngeenar dans le département de Matam, et ancien fief des seɓɓe koliyaaɓep. 40.

so neɗɗo barkini yo yettu jinnaaɓe mum

Si l’homme réussit socialement, que sa gratitude aille à ses père et mère, p. 99.

sooma (pl. soomaaji)

Titre porté par le doyen de la caste des jaawamɓe (sing, jaawanɗo), p. 31. Au sens littéral, sooma (pl. soomaaɓe) = enveloppé, emmailloté. Sooma est également un anthroponyme masculin ou féminin.

sootiiiɓe

Voir coottiiɗo.

so yimɓe ndesndiri ngonnti banndiraaɓe

Quand les personnes (yimɓe sing. neɗɗo) s’allient, elles deviennent parentes, p. 144.

subalɓe

Voir cubballo.

subalo

Substantif invariable signifiant agglomération ou quartier de subalɓe (sing. cubballo), pêcheurs, p. 30.

sukaaɓe tokosɓe (sing. suka tokooso)

Les tout petits enfants, p. 98.

sukunya (pl. sukunyaaɓe)

Sorcier, anthropophage, p. 179.

suudu (pl. cuuDi)

Case, p. 131.

suufaa (pl. suufaaji)

Esclaves-palefreniers et porteurs de bagages, p. l69

suuna (soûna)

Variété de (petit) mil cultivé sous pluie dans les terres jeerip. 22.

taande (pl. taaɗe)

Enclume de forge et bijouterie, p. 52.

taaniraaɓe (sing. taaniraaɗo)

Grands-parents, p. 84

taaniraakon (sing. taaniraagel)

Diminutif affectueux pour petits-enfants, p. 94.

taƴɓe-ɓoggi (sing. taƴɗo-ɓoggol)

Se dit des esclaves en rupture de maître, p. 34. Du verbe taƴde = couper, et ɓoggol (pl. ɓoggi; initiale claquante) = corde.

tampere jinnaaɓe

Sacrifices consentis par les parents pour leurs enfants, p. 99. De tampere = fatigue, difficulté.

tapirɗe (sing. tapirgal)

Socles en bois où l’on pose les vêtements qui sont soumis au battage, p. 56.

tapsiiru (tapsiroutafsirtamsir ; pl. tafsirɓe)

Dans la hiérarchie musulmane c’est le titre dévolu à tout homme sachant traduire et commenter le Koran (tafsirɗo Khuraan), qui est donc maître en Islam, p.11

tata (pl. tataaji)

Dénomination des murailles-fortifications en épais banco malaxé de paille et truffé de cailloux, édifiées jadis autour de maints villages de souveraineté. Le tata servait de repoussoir à l’invasion et offrait un camp relativement retranché aux assiégés, p. 16. La technique du tata semble avoir été commune aux Sarakolle, Toucouleur et Bambara.

Tebegut (Tébégoute)

Voir Saldé.

teddungal (pl. teddule)

Déférence, courtoisie, civilité ou bienfait, p. 100 du verbe teddinde = traiter avec beaucoup d’égards, honorer.

teelɗo (pl. teelɓe)

Unique en son genre, p. 84. Du verbe teelde demeurer seul, ou être solitaire.

teŋe (pl. tenŋeeji)

Dot ou douaire, p. 143.

Tiggere (Tiguéré)

De son vrai nom Tigere Yeene. Village de la province du Ngenaar (N’Guénar) riverain du fleuve Sénégal dans le département de Matam, p. 46.

tinaade e ɓiyum

Accepter des sacrifices pour élever son enfant, p. 99. Du verbe tinaade = faire effort.

tonyde

Taquiner, porter préjudice à autrui, p. 102.

tooroodo (pl. tooroɓɓe)

Nom et adjectif de caste toucouleur, variable en nombre et non en genre. Par exemple, l’homme tooroodo se dit gorko tooroodo, et debbo tooroodo la femme de cette caste, ces expressions devenant respectivement au pluriel worɓe tooroɓɓe et rewɓe tooroɓɓep. 33 et 34.

tuuba ko ngoota

Il n’y a jamais qu’un seul chef et il porte nécessairement pantalon (tuuba-tuubaaji), p. 108.

unuɗe (sing. unugal)

Pilons en bois sculpté, p. 56.

waalo (n. invariable)

Zone du Fouta Tooro arrosée par le fleuve Sénégal, également zone de prédilection des cultures de décrue opérées lors de la seconde campagne annuelle (octobre-avril), p. 6. Le Waalo est, d’autre part, le nom de la province sénégalaise (capitale Dagana) peuplée en majorité de Wolof dits Waalo-waalop. 13.

waanyo

Substantif invariable équivalent de chasse, p. 25. Waanyo vient du verbe waanyde = chasser, qui a donné baanyoowo = chasseur.

wambaaɓe (sing. bambaaɗo)

Nom de caste toucouleur, p. 33 et 59. Littéralement « portés sur le dos ».

wambude

Verbe avant le sens de porter sur le dos, protéger, donner appui, p. 60.

warkas esiraaɗo debbo

Honnie soit la belle-mère, p. 151.

watulaaɓe

Voir batulo.

waawannde hoore mum

Le pouvoir d’assurer sa propre subsistance, p. 101. Cesser d’être dépendant.

wayilɓe (sing. baylo)

Nom de caste toucouleur, p. 33 et 52.

wayilɓe ɓaleeɓe (sing. baylo ɓaleejo) initiale claquante au deuxième mot)

Sous-caste des forgerons, p. 33 et 52.

wayilɓe sayakooɓe (sing. baylo caayako)

Sous-caste des bijoutiers, p. 33 et 52.

waylude

Verbe ayant le sens de transformer, p. 52.

woɗeeɓe

Voir boɗeejo.

woppude aada

Faire fi de la tradition sociale, p. 100. Du verbe woppude = laisser, abandonner, et aada (pl. aadaaji) = tradition ou coutume.

worde (pl. gore)

Adjectif signifiant masculin. Vient du substantif gorko (pl. worɓe) homme, p. 28.

worgankooɓe (sing. worganke)

Habitants de la rive gauche du fleuve Sénégal, ceux de la rive droite étant des rewankooɓe (rewanke). On appelle seɓɓe worgankooɓe (sing. ceɗɗo worganke), ou seɓɓe wurankooŋe (sing.wuranke), l’une des ethnies du Tékrour d’avant Koli Teŋellap. 17.

worgo

Rive gauche du fleuve Sénégal, et par extension le Fouta Tooro du versant sénégalais, p. 6. Il est à noter que la République du Sénégal n’entre pas dans le concept de worgo, mais est généralement désignée par les Toucouleur au moyen du terme hirnaange (occident).

worworɓe

Voir gorworo.

wurankooɓe (sing. wuranke)

Sédentaire, par opposition à émigré ou migrant. C’est une autre dénomination des seɗɓe worgankooɓe, permettant de les distinguer des seɓɓe koliyaaɓe (sing. ceɗɗo koliyaajo), lesquels sont supposés être arrivés avec le conquérant Koli Teŋellap. 17.

Wuro Soogi (Ourossogui)

Littéralement « village de Soogi » (Sogui) : chef-lieu d’arrondissement de la province du Ngenaar (N’Guénar), dans le département de Matam, p. 21.

Yaalalɓe (sing. Yaalaalo)

Nom de tribu peul du Fouta Tooro, p. 18.

yallah danndam e anyBam e esam debbo

Dieu me préserve de mes ennemis (anyɓe — sing. ganyo) ainsi que de ma belle-mère, p. 151.

yanaande (pl. genaale)

Tombe ; le pluriel désigne par extension le cimetière tout entier, p. 137.

yano (pl. yanooji)

Violence verbale exercée sur un cousin à plaisanteries, p. 140.

yaraa deɓeele (pl. yaraa deɓeeleen)

Qui ne boivent pas de ces petites eaux » — Composé du verbe yarde = boire, à la forme negative et de deɓeele = eaux dans le sens péjoratif. Autre euphémisme pour nommer les représentants de la caste des subalɓe — pêcheurs, p. 47.

yari maayo (pl. yari maayoen)

Littéralement « qui boit le fleuve » — composé du verbe yarde = boire, et de maayo (pl. maaje) = fleuve. C’est un euphémisme très courant pour désigner les représentants de la caste des subalɓe– pêcheurs, p. 47.

Yarimale (Yarimalé)

Littéralement « Béni qui boit » (de l’eau du lieu) Village peul de la province du Damga, p. 24.

yarlaade

Pardonner, excuser, absoudre, p. 102.

yarlo ! ko cukolel, annda ko watta

Pardon, c’est un enfant, qui ne sait ce qu’il fait, p. 102.

yeewtere (pl. jewte)

Causerie, conversation, p. 45. Du verbe yeewtude = converser, qui a donné jeewtoowo (pl. yeewtooɓe) = causeur, homme ou dame de commerce agréable, homme ou dame de compagnie.

yoBde

Payer un achat, rembourser ou restituer un prêt, p. 100.

yo sukaaɓe pij! (sing. yo suka fii)

Jouer est nécessaire aux enfants, p. 99. De fijde = jouer.

yumma, ou yummiraaɗo (pl. yummiraaraaɓe)

Mère physique ou classificatoire, p. 97.

yumma nehataa ɓiɗɗo, bonnat

La mère n’éduque pas l’enfant, mais le gâte, p. 102.

yummiraaɗo fonndetaake e joom suudu

Il ne saurait y avoir pour l’homme égalité entre sa mère et son épouse, p. 153. Du verbe fonndude = égaliser, conjugué à la forme négative.

yumpaany (pl. yumpaanyeeɓe)

Terme wolof pour femme de l’oncle, p. 107.

 

Yaya Wane
Les Toucouleur du Fouta Tooro : Stratification sociale et structure familiale

Université de Dakar. Institut Fondamental d’Afrique Noire
Collection Initiations et Etudes Africaines. N°XXV. Dakar. 1969. 250 p.

Source: WebPulaaku

 

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