Nafitorgol karallaaji kesi fii jannugol Fulfulde

 Gila internet layi, humindiri jamaaji ɗin, wontuno laawol lumbinirngol miijooji e eɓɓooje, maandinirngol jannde e gannde. Ko e ngol laawol kadi yimɓe ɓen waɗti daɗndirde ngaddamaakuuji maɓɓe e finaa-tawaaji maɓɓe, seɓitoriiɗi mulugol. Jokkito »

Miijo: Yahugol njananiri fii ɗaɓɓere e nguu jamaanu hannde!

Fulɓe wi’i: « Mo haylaaki o haylay hoore ». Ndee tiitoonde yahugol njananiri fii ɗaɓɓere e nguu jamaanu hannde no hitti fota fota, teeŋtinii wonande sukaaɓe wontirɓe hiirnaange Afrika (west Africa), sabu yaltugol fii Jokkito »

Fulɓe e Luumol nder Najeeriya

Joomirawo waddii jamanu ko halli to Fulɓe Najeeriya: Na’i amen keeñi. Iyaalu ɗuuɗi. Ko ɗuuɗi nder sukaaɓe amen accii durngol ngam na’i keppaama – ɓe ngalaa ilmu, ɓe ngalaa sanaa’a, faa woɓɓe Jokkito »

Tawtee e foolotiro tafugol « Meme » ngol ka Ɗemɗe Neeniije

Musiɗɓe tedduɓe, juurotooɓe Misiide, Men hewtidii hannde kadi e kumpital mawngal, kumpital ɓamtaare Fulfulde, e jurol gannde kese. Wano woowiri non, tuma kala, men humpitay on ka ɗemngal men ngal naatiri e Jokkito »

UNESCO humpitii tiitoonde ñalaande winndere ɗemɗe neeniije ɗen 21 Fabraa’iru 2017!

Fii mawningol ñalaande Hakkunde-leyɗeere wonande Ɗemɗe Muynaaɗe Ɗen ñalnde 21 Fabraa’iru 2017, UNESCO, fedde kippunde nden fii ɗuuɗal pine e ɗemɗe.. ka aduna, okkuɓe kadi ñalaande 21 Fabraa’iru nden e hitaande kala, Jokkito »

 

Communiqué de l’Observatoire Kisal sur la crise en République Centrafricaine Mars 2014

La menace de la disparition de la communauté peule de la République Centrafricaine interpelle personnellement Kisal, Observatoire des Droits Humains pour les Pasteurs Nomades,en tant qu’organisation de la nation peule. Par ce communiqué, nous exprimons notre deuil pour les victimes, et notre consternation face aux exactions en République Centrafricaine. Nous appelons tous les amis des Peuls à se lever pour venir en aide aux victimes des violences et des massacres à caractères religieux et ethniques, dans ce pays.

Les Peuls de la République Centrafricaine sont depuis longtemps isolés, démunis, non-représentés politiquement et socialement. Les Peuls de ce pays n’appartiennent à aucun bord politique, leurs préoccupations quotidiennes se limitent à leurs bêtes et à leur survie.

Aujourd’hui ces Peuls sont des victimes de choix dans les violences déchirant le pays entier, et tout son peuple. En plus de leur statut précaire et isolé, ces nomades musulmans ont subi en toute impunité la cruauté des anti-Balaka, ces milices traquant ceux qu’elles appellent musulmans, dans un contexte de faillite de l’État, et de crises multidimensionnelle.

La passivité des troupes armées internationales, la masse réduite des cellules groupales des Peuls, ont aussi collaboré aux horreurs qui nous ont été rapportées par les Peuls survivants. Certains ont pu échapper à l’horreur en se réfugiant dans les pays limitrophes, notamment le Tchad et le Cameroun. Déjà, en 2013, plus de 15.000 réfugiés centrafricains sont arrivés au Tchad, parmi lesquels une majorité de Peuls victimes d’exactions diverses lors des mouvements des groupes armés de la Séléka. Depuis le début des conflits, ce sont près de 30.000 Peuls qui sont arrivés au Cameroun, depuis la République Centrafricaine.

Aujourd’hui encore, en plus des nombreux déplacés et des atrocités commises par les anti-Balaka, plusieurs milliers de personnes restent entenaillées à l’intérieur de la République Centrafricaine, traquées par les bandes armées. Il nous estsignalé chaque jour la disparition de nombreuses personnes amenées par les anti-Balaka. Leur sort reste très préoccupant.

Kisal, condamne et dénonce avec la vigueur la plus émue, les exactions, l’impunité, et la passivité qui détruisent la République Centrafricaine et son peuple.

Nous prions tous les amis des Peuls de se mobiliser pour aider à la fin des tueries en République Centrafricaine. Le conflit actuel installé, le pays entier court à sa fin, notamment ses composantes les plus fragiles, dont les Peuls.
Pour les Peuls, nos parents survivants nous ont rapporté des prémices de génocide les concernant : meurtres systématisés quelque soit l’âge et le genre, volonté exprimée des assaillants de les voir disparaître entièrement du pays, destruction de tous leurs biens, profanation de leur culture. Cela se spécifiecruellement par des infanticides, des actes de cannibalisme, des viols, des vols de bétail, tel qu’en attestent nos parents témoins.

Pour toutes les victimes, toutes les personnes en danger, il est temps que le monde ouvre les yeux sur l’effroyable horreur qui continue.

Nous demandons à tous de propager ce message, d’apporter une aide immédiate aux réfugiés, d’appuyer la conception et l’action des missions internationales, de commencer un travail visant à la Justice pour toutes les victimes centrafricaines,avec l’aide de nos communautés.

Kisal, se fera pivot de notre aide, pour cette situation, et pourra communiquer tout renseignement et contact nécessairesen notre possession, pour appuyer les communautés et organisations qui en appellent à nous, ou se réclament de nous.

Le 11 mars 2014

Rokku miijo (coment)

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